samedi 7 octobre 2017

ENQUETE: QUELLES SONT LES LIMITES DU HUREPOIX?


On définit aujourd'hui le Hurepoix comme la région naturelle comprise entre la Seine au nord, la Brie à l'est, la Beauce au sud, la forêt de Rambouillet à l'ouest.
Cette définition laisse du flou. Avant le XVIIe siècle, la localisation et l'extension du Hurepoix étaient plus qu'incertaines.  Les cartographes du XVIIe et du XVIIIe siècle se contredisent encore sur le sujet.


Carte de 1754 (source: bibliothèque nationale).


Cette carte ancienne, qui nous a été communiquée par un internaute, fixe à peu près les limites du Hurepoix telles qu'on les voit aujourd'hui.
La "région naturelle" du Hurepoix s'étend jusqu'à Paris au nord, jusqu'aux abords d'Etampes au sud. Elle englobe hardiment la région de La Ferté Alais à l'est. A l'ouest, elle englobe Chevreuse, Dampierre, les Vaux de Cernay, Rochefort en Yvelines, Saint-Arnoult en Yvelines...

Région naturelle?
On peut la définir comme un plateau prolongeant la Beauce , mais creusé par les vallées de plusieurs rivières qui convergent vers la Seine: vallée de la Bièvre au nord, puis de l'Yvette, de l'Orge et de ses affluents la Rémarde et la Renarde, de la Juine qui rejoint l'Essonne, et enfin de l'Ecole au sud est.
Cette carte de l'hydographie de l'Essonne montre bien cette structuration:

De ce point de vue, on peut dire que la région a une certaine unité, même s'il existe des paysages très variés en son sein.

LA CARTE  de Claude et Jacques SEIGNOLLE (1936):

Préparant un ouvrage sur le folklore du Hurepoix, ils ont cherché à déterminer les limites de la région; ils l'ont fait en allant demander aux habitants ayant une attache familiale locale ancienne: vivez-vous en Hurepoix?

A l'issue de leurs recherches, bien que considérant la carte de 1754 comme la plus fiable, ils en ont élaboré une autre qui est légèrement différente: au nord ouest, pour eux, des communes comme Le Mesnil Saint Denis et environs, Montigny le Bretonneux, ou encore Meudon font bien partie du Hurepoix. A l'ouest, Clairefontaine en Yvelines serait la limite extrême. Au sud, comme dans la carte de 1754, ils n'englobent pas Etampes. En revanche, au sud est, ils incluent la vallée de l'Ecole et donc une frange de la Seine et Marne.
Les départements d'aujourd'hui correspondant à l'ancien Hurepoix seraient: le plus gros de l'Essonne, la frange sud est des Yvelines, une partie du Val de Marne et des Hauts de Seine, une frange de la Seine et Marne.

LA RIVE GAUCHE DE LA SEINE A PARIS, LIMITE NORD?

Longtemps Paris s'est arrêtée à la montagne Ste Geneviève... On peut donc dire que les zones situées plus  au sud faisaient à l'origine partie du Hurepoix!
Pour parler d'une période plus récente, on sait par exemple que le quartier de l'actuelle place d'Italie (la Butte aux cailles notamment) n'a été incorporé dans Paris qu'en 1860; la Butte aux cailles appartenait jusque là à Gentilly, donc faisait encore clairement partie du Hurepoix.

AUJOURD'HUI LA REFERENCE AU HUREPOIX EST PLUTOT UTILISEE DANS LA PARTIE SUD DE LA REGION:

Les références au Hurepoix abondent dans la partie sud, principalement entre Palaiseau et la région de Dourdan. 2 villes accolent le mot à leur nom: Limours en Hurepoix, et Marolles en Hurepoix. Il existe un musée du Hurepoix à Palaiseau. Un chemin de grande randonnée, qui semble joindre la vallée de la Bièvre au Dourdannais, a été baptisé "GR des pays du Hurepoix". De multiples associations ou entreprises se réfèrent au Hurepoix : comité du Hurepoix (club de bridge) à Marcoussis, Sictom du Hurepoix, Hurepoix multiservices à St Michel sur Orge, société des artistes du Hurepoix à Ste Geneviève des Bois, Hurepoix Kendo club à Bonnelles...Certaines associations ignorent superbement le h aspiré dans leur désignation: l'Ensemble musical de l'Hurepoix aux Molières; la cave de l'Hurepoix, à Limours; les archers de l'Hurepoix à Dourdan; les pépinières de l'Hurepoix à Vert le Grand ; la Geste de l'Hurepoix (association médiévale) à St Michel sur Orge..etc..Un nouveau festival à Saint-Chéron a pris le nom de Hurepoix'Folies...
La seule mention plus septentrionale que nous trouvons est à Sceaux, avec le "groupe des centraliens Sceaux-Hurepoix".

Les rues du HUREPOIX:

Un internaute me communique  une recherche sur les "rues du Hurepoix" dans la région: il y en aurait par exemple à Limours, Brouy, Corbreuse, Brétigny sur Orge, Ablis, Lisses , communes toutes situées dans la partie sud. On en trouve même une à Savigny le Temple, village de Seine et Marne en principe hors Hurepoix : dans ce cas, on peut penser que c'est la rue qui mène vers le Hurepoix (ce qu'il faudrait vérifier). Tout ceci laisse penser que le sentiment d'appartenance au Hurepoix est plus fort dans le sud.
Mais, découverte intéressante, il existait une rue du Hurepoix à Paris, sur la rive gauche de la Seine: en 1805 elle a été rattachée au quai des Grands Augustins. C'est la partie actuelle du quai qui va du Pont Saint-Michel à la rue Gît le Cœur, elle est donc parallèle à la Seine. Peut-on y voir un signe du fait que le Hurepoix n'était pas loin? Nous avons dit que vraisemblablement à l'origine, le Hurepoix avait comme limite la rive gauche de la Seine. A une certaine  époque , on s'en est peut-être souvenu, d'où la dénomination de la rue...

La rue du Hurepoix à Paris - Dessin de 1860. Musée Carnavalet.

Un sentiment d'appartenance en partie perdu:
On peut penser qu'en raison de l'urbanisation massive de la partie Nord et de la disparition en conséquence du paysage naturel et de l'essentiel de l'habitat d'origine, on ne peut plus guère "se sentir du Hurepoix" dans cette zone. D'autant plus que les nouveaux habitants viennent d'autres régions, les autochtones se sont vraisemblablement raréfiés, on n'a plus conscience d'une telle appartenance. Il est donc logique que ce soit dans le sud, où le paysage et les vestiges de la ruralité, et aussi du patrimoine historique, sont toujours là, bien visibles, que la conscience d'une telle appartenance soit plus grande.

On pourrait presque dire qu'il ne reste plus à cet égard de l'ancien Hurepoix que la partie sud, comprise entre Verrières le Buisson et Dourdan.

Néanmoins, dans les zones plus urbanisées au patrimoine ancien riche, il est certain aussi que les "sociétés historiques" locales jouent leur rôle pour contribuer à une prise de conscience de cette appartenance .

LE CAS DES ULIS:
Aux Ulis, de même, ville créée de toutes pièces il y a 40 ans, on n'a pas de passé local lointain, d'autant que tous les habitants viennent d'ailleurs, souvent d'autres continents. Mais justement, je crois qu'il est intéressant d'inciter chacun, s'il est attaché au lieu où il vit, à prendre conscience de l' identité ancienne du territoire où se trouve sa ville, et de se l'approprier davantage; non? D'autant que dans ce cas précis, le Hurepoix en tant que paysage est à portée de vue! Il suffit de traverser une route, au sud  de la commune, pour se retrouver dans un cadre encore très rural.

C'est grâce à un échange dans le nouveau groupe J'AIME LE HUREPOIX que nous venons de créer sur FACEBOOK  que nous avons pu réunir ces documents:
REJOIGNEZ-NOUS sur Facebook!

Merci à Stéphane Gautier, de Dourdan, qui nous a fourni fourni la carte de 1754 et plusieurs autres documents.

Merci à Ludo Cassinari, des Ulis, de ses contributions.

Merci aussi à Renée Delattre, du syndicat d'Initiative de Vauhallan, des indications qu'elle nous a fournies.


Autre source: Le folklore du Hurepoix par Claude et Jacques Seignolle 1936 (réédité en 1978) .Edition G.P.MAISONNEUVE ET LAROSE, PARIS 1978.


mercredi 27 septembre 2017

Le château de GROUSSAY à MONTFORT L'AMAURY: FABULEUX !

Depuis 2016, il y a du nouveau au château de Groussay. Nous connaissions déjà son vaste parc agrémenté des "folies" ou fabriques installées là dans les années 60 par l'esthète Charles de Beistegui, à qui sa richesse permettait toutes les fantaisies. La  nouveauté est que le château lui même est ouvert à la visite, ce qui n'était pas le cas auparavant.
Et franchement, quelle bonne surprise! S'il a été vidé de ses meubles d'origine, le château a gardé une grande partie de la décoration réalisée après 1950 par Charles de Beistegui.
On retiendra notamment un escalier d'entrée prodigieux, une bibliothèque monumentale et magnifique, des couloirs d'angle harmonieusement décorés, des lustres fabuleux pratiquement dans chaque pièce, et pour finir le clou de la visite, le théâtre baroque, un bijou, en parfait état après la rénovation effectuée par l'association.

"Nous avons encore la tête dans les étoiles du château de Groussay !" me dit une amie dans un message, de retour chez elle après la visite. C'est dire!

A LA DECOUVERTE DU CHATEAU:


      On arrive d'abord devant l'harmonieux château. Seule la partie centrale a été édifiée en 1815 pour la duchesse de Charost, fille de Mme de Tourzel, gouvernante des enfants de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Charles de Bestegui, qui avait acquis le domaine en 1938, y ajoute en 1952  deux ailes respectant le style initial qui lui donnent véritablement la belle allure qu'il a aujourd'hui..
L'ensemble est classé monument historique depuis 1993.

       Charme supplémentaire en automne, la beauté de cet arbre situé à  gauche de l'édifice.

Les visiteurs sont accueillis par Gaël, de l'association "Patrimoine Aventure", une équipe de bénévoles qui restaurent et entretiennent le château en accord avec les nouveaux propriétaires, un société d'Ouzbékistan, et les Monuments historiques.
Le château après la mort de Beistegui survenue en 1970 a eu divers propriétaires. Parmi eux, signalons Jean-Louis Rémilleux, actuel réalisateur de l'émission Secrets d'Histoire, animée par Stéphane Bern, qui  entreprit sa restauration après 2001, et ouvrit pour la première fois le parc du château à la visite .

    Lorsqu'on entre, première surprise, avec ce  prodigieux escalier créé par Charles de Beistegui, qui a complètement remanié l'entrée de la partie centrale du château , qui date elle du début du XIX e.

  Les petits éléments décoratifs et l'essentiel de l'ameublement ne datent pas de l'époque de Beistegui, car après sa mort, tout le contenu a été plus ou moins rapidement vendu et  dispersé. Seuls quelques éléments "classés" ont été maintenus sur place, nous en verrons quelques uns.

L'entrée est surmontée d'une ouverture circulaire qui donne sur l'étage supérieur.

Et l'on découvre aussi le premier des incroyables lustres, tous élégants et différents, qui ornent les  pièces du château.
Beistegui, paraît-il, aimait à se poster au dessus de cette ouverture pour voir quels visiteurs arrivaient.

Au mur, une décoration animalière apportée par l'association.

LA VISITE SE POURSUIT ALORS DE PIECE EN PIECE :

Un salon d'abord - les meubles ici ne sont pas d'origine.

Encore un joli lustre...

       On découvre ensuite la salle de billard, surmontée d'un lustre dont l'allure extravagante laisse le visiteur bouche bée!

Autre vue.
Au mur des photos de notre guide Gaël, photographe d'art.

Magnifique poêle aussi dans cette pièce. (Photo: Danielle PC).


                                      Autre lustre, en verre de Murano, dans la salle à manger.
                       Beistegui connaissait bien Venise, où il avait une demeure, le palais Labia.

Cheminée d'origine, meubles rapportés.

Dans l'aile droite du château, un couloir incurvé a été magnifiquement décoré pour Charles de Beistegui.

  Ici un superbe tableau représente un cheval et son cavalier sur la place Royale à Paris (actuelle place des Vosges).

                                                                     Vue plus large.

La cheminée est tapissée de porcelaine de Delft, un procédé décoratif omniprésent au château.


Zoom sur le dessus de cheminée.

 Toujours dans l'aile droite, les visiteurs se retrouvent dans une vaste et magnifique salle de réception.

On voit à nouveau dans la décoration tout le goût de Bestegui.
Le tableau en haut et à droite vient du Louvre.

Fabuleux, le lustre!

Et le carrelage en harmonie !

Les portes sont inspirées de celles des appartements du pape au Vatican.

Porte d'angle. On remarque l'utilisation à nouveau des carreaux de Delft à la base des murs.

Détail décoratif.

Très belle tapisserie de style médiéval sur un mur.

NOUS QUITTONS L'AILE DROITE DU CHATEAU POUR REVENIR VERS LE PAVILLON CENTRAL .

  Bestegui a créé à l'arrière du pavillon central une rotonde où est installé le salon Marie-Antoinette ( ou salon de musique).

Avec encore un beau lustre classique.

Cheminée et décoration.

Détail du papier peint.

                               Suit un petit salon voué apparemment lui aussi à la musique...

Les poufs seraient d'origine.

Là c'est le plafond qui est remarquable, et bien sûr le lustre assorti!

Et l'on parvient à l'époustouflante bibliothèque de Beistegui:


Elle est monumentale et absolument splendide...

                Elle avait été vidée de ses livres. L'association a rempli de nouveau ses étagères...


                                                 Le lustre et un aperçu des rayonnages.

                                                         LE SALON GOYA:

On passe ensuite dans l'aile gauche dans un second couloir incurvé, qui fait pendant à celui de l'aile droite. C'est le salon Goya. Il est merveilleusement décoré de tapisseries des Gobelins inspirés d'œuvres de Goya, apportées là par Bestegui. Et des lustres, toujours des lustres...

                                    Les banquettes datent également de l'époque de Beistegui.



                               Voici les principales scènes figurant sur la première tapisserie.

                                           Les visiteurs sont époustouflés par une telle beauté...



Voici  les trois gracieuses scènes qui ornent la 2e tapisserie .

                         Le clou de la visite: le THEATRE BAROQUE.

C'est Charles de Beistegui toujours qui l'a fait installer. Il s'inspire de celui de Bayreuth. Il possède 25O places, et  une acoustique parfaite. Il a été inauguré dans les années 60 par des acteurs de la Comédie française. Jean-Claude Brialy et Annie Girardot par exemple y ont fait leurs premiers pas d'acteurs. Un mois de travail des bénévoles de l'association en avril 2015 lui a redonné tout son éclat.
Un programme de représentations théâtrales vient d'être mis sur pied: le théâtre revit!


                                             Les visiteurs éberlués découvrent le superbe théâtre. Photo: Danielle PC.

                                                                          Autre vue.

                                                     La salle et la scène - vue latérale.

                                      Là encore, un immense et magnifique lustre décore le lieu.

  
Sur scène ce jour-là, une visiteuse essaie l'acoustique du théâtre en lisant un poème .

                                                                Les autres visiteurs apprécient.


 DANS LE PARC, A LA DECOUVERTE DES "FOLIES" de Charles de BESTEGUI:
Comme la transformation du château, la création des fabriques décoratives (ou "folies") du vaste parc se sont étalées entre 1950 et 1970 , date de la mort de Charles de Bestegui.
Il reprenait ainsi un siècle plus tard la tradition des parcs à l'anglaise de la fin du XVIII e et du début du XIXe siècles.
Les fabriques sont disposées d'une manière très étudiée pour créer sans cesse une nouvelle surprise au fil de la promenade. Des jeux de perspective ravissent l'œil, d'une fabrique on doit pouvoir en apercevoir une autre etc...
C'est avec la complicité des artistes Emilio Terry et Alexandre Serebriakoff et des architectes Desbrosses et Costi que notre esthète a pu réaliser cet ensemble.
Ajoutons que la balade dans le parc par une belle journée d'automne commençant ajoutait un charme supplémentaire.

Le parcours  à travers le parc  suit la promenade habituelle de Beistegui, qui aimait faire en calèche le tour de ses fabriques avant le déjeuner.

                                                   On passe d'abord devant l'orangerie.

                                     Sur sa façade un bas relief évoquant les travaux agricoles.

    Pour accéder au parcours de découverte  concocté par le maître des lieux, il faut d'abord passer par cette porte monumentale qui donne accès à un jardin d'agrément. (Photo d'avril 2013).

On découvre alors la perspective créée par les alignements végétaux du jardin d'agrément , soigneusement entretenu.

Première agréable surprise, dans un encadrement de feuillage, une jolie cage à oiseaux se profile. Autrefois elle était vide, aujourd'hui de ravissants oiseaux l'occupent.

Nouvelle surprise plus loin: la tente tartare (ou turque) en tôle peinte de 1960, précédée d'un obélisque. Elle s'inspire de celle de Gustave III de Suède élevée en 1781.

L'intérieur est tapissé de 10 000 carreaux de Delft.

La surprise suivante est le "temple du labyrinthe", car autrefois situé dans un labyrinthe de verdure.

Le temple du labyrinthe, face arrière.

Ce premier parcours aboutit au théâtre de verdure, orné de statues représentant des personnages de la commedia dell arte.

C'est lequel celui-là? J'attends la réponse.

Le pont palladien d'Emilio Terry rappelle le pont Guglie à Venise, non loin duquel se trouvait le palais Labia, propriété de Bestegui, où fut organisé le "bal du siècle" resté dans les mémoires du gotha. Il enjambe un bras de l'étang. Il est vu ici depuis une autre fabrique, la pyramide.

Et voici, vue du pont palladien , la pyramide, qui nous emmène en Egypte

Dans la lumière de septembre.

Bientôt on a en vue le temple d'Amour, inspiré de celui du Trianon. C'est la plus ancienne fabrique du parc.

Sur une butte lui répond une autre construction, le temple d'Adam.

On se dirige ensuite en direction de l'étang.

Une autre nouveauté dans le parc: des animaux y vivent dans des enclos, comme cette petite chèvre.

                                    On aperçoit bientôt le château qui se mire dans l'étang.

Tout le charme des grands parcs d'Ile de France...

                                Charme accentué par les couleurs automnales qui se précisent.

                                                                        Plus près.
Autre vue.

                                                               Teintes automnales.

Dans l'or de l'automne.

Autre vue (photo :Danielle PC).

Nouvelle "folie": la pagode d'Emilio Terry (1963). De lourds aménagements ont été nécessaires pour l'installer et l'entourer d'un étang.

Les néophytes manquent souvent la colonne observatoire (1962) , enfouie au milieu des arbres.
Elle s'inspire de la colonne Vendôme à Paris. Du sommet on doit avoir une belle vue sur la campagne. Mais on n'y monte pas...

Un peu plus loin, on passe devant de belles écuries du XIXe s, rénovées en 2008.

Le visiteur en cette saison peut remarquer dans le parc de superbes champignons, comestibles en plus me dit-on. Pour ma part, je préfère les manger du regard!

Au bout du parcours, jetons un dernier regard sur le château, en contemplant sa façade donnant sur le parc.

                                                                       
                                                 FIN.
                                
                    
Charles de Beistegui (1895 - 1970)  avec la duchesse de Windsor (à gauche)
Il tenait semble-t-il sa fortune de ses grands parents, enrichis par des mines d'argent mexicaines.Il était ami notamment avec Jacques de Lacretelle, Salvador Dali, Charles et Marie-Laure de Noailles.

La salle de réception du temps de Beistegui: ce collectionneur d'art accrochait de nombreux tableaux aux murs.
Le palais Labia à Venise, où il organisa le "bal du siècle". Il possédait aussi un hôtel particulier à Paris.

Tout savoir sur Beistegui:

Voici le lien pour voir le Bal du comte d'Orgel, tourné au château, du temps de Beistegui.


POUR VISITER LE CHATEAU DE GROUSSAY:
Il se visite le week-end. Cependant le domaine est parfois privatisé pour des événements: ainsi des tournages de films y ont lieu souvent.
Pour savoir s'il est ouvert à la visite, reportez-vous à son site: